Au fil du fleuve

Guyane, Pays des milles eaux

Cela sonne comme une évidence. Une plongée dans le sud du territoire de la Guyane se fait d’abord au fil de l’eau, en remontant deux fleuves majestueux : le Maroni à l’ouest et l’Oyapock à l’est.  A partir de ces routes fluviales et de leurs affluents, sur des pirogues amérindiennes ou bushinenge, on pénètre l’intérieur du pays par une myriade de cours d’eau, qui vous amène au cœur de la forêt tropicale humide.

Pirogues sur le Maroni

Crédit photo : G. Feuillet

Une aventure humaine

Vous découvrirez des vestiges archéologiques qui attestent de l’ancienneté de l’occupation de ce territoire habité depuis des millénaires par des sociétés humaines.

Une diversité culturelle,  fruit de l’histoire et d’influences réciproques est toujours à l’oeuvre entre les communautés du territoire et celles des pays limitrophes. Amérindiens, Bushinengue, ces descendants d’esclaves rebelles originaires d’Afrique, Créoles, Européens et d’autres minorités partagent désormais cet espace.

Tukusipan

Crédit photo : H. Griffith

Aujourd’hui, les amérindiens Wayãpi, Teko (ou Emérillons) sont établis sur les rives de l’Oyapock et les Wayana, Apalaï et Tilïo sur celles du Maroni. Ils vous feront partager la richesse de leurs connaissances du fleuve et de la forêt, les arts et artisanats locaux (vannerie, perlerie, poterie, travail du coton…) expression de savoir-faire ancestraux et actuels.

Remonter le Maroni, de Papaïchton, capitale du pays Boni, à Maripa-Soula, présente des similitudes avec une immersion en « terre africaine « . Vous y trouverez cette exubérance festive, ces musiques aux rythmes des tambours, cet art tembé de couleurs vives et de formes géométriques complexes. Dompteurs de rapides, maîtres dans l’art du canotage, les Aluku servent de guide aux explorateurs de l’intérieur du pays d’hier comme d’aujourd’hui.

Maison traditionnelle à Boniville

Crédit photo : H. Griffith

Les textes de cette rubrique nous ont été fournis par le Parc Amazonien de Guyane.