Agriculture

Terre de cultures

L’agriculture itinérante sur brulis pratiquée depuis plusieurs millénaires sur le territoire par les populations amérindiennes a été adoptée par l’ensemble des communautés. Encore aujourd’hui les travaux à l’abattis rythment la vie des populations et façonnent les relations sociales. Les mayouri pour l’abattage ou la transformation des tubercules en commun sont autant de moments d’échanges propices à tisser des liens.

Préparation du couac

Crédit photo : G. Feuillet

Manioc, alimentation de base

Le manioc, qui est la plante prédominante, tient une place toute particulière. A la base de l’alimentation sous forme de couac ou de kassav, il est également consommé en grande partie de manière collective sous forme de cachiri qui est une des bases des mécanismes d’échanges réciproques dans la société amérindienne.

Les Aluku ont quant à eux conservé des techniques, des préparations culinaires et des espèces végétales spécifiques, comme le riz pluvial, qui portent une forte valeur symbolique qui traduit une volonté de garder leur héritage culturel.

Le Parc amazonien de Guyane, avec ses partenaires, accompagne les évolutions de l’agriculture afin de permettre à la population, si elle le souhaite, de perpétuer cette activité qui est un des fondements du caractère du Parc national. Une attention particulière est apportée à la possibilité d’accéder à la terre, à la connaissance et la valorisation des pratiques locales, ainsi qu’à la diversité des espèces cultivées.

Faiseuses de cassave

Source : Université des Antilles et de la Guyane. Service commun de la documentation. Disponible sur http://www.manioc.org

Les textes de cette rubrique nous ont été fournis par le Parc Amazonien de Guyane.