Sur les traces d’un passionné

« Pratiquer la randonnée en forêt primaire doit avant tout se faire par passion et non pas par challenge.  » 

Aujourd’hui, Escapade Carbet part à la rencontre de Gilles BORDENAVE, aventurier sur nos terres guyanaises.

Gilles lors de l’une de ses précédentes expéditions.

Originaire du sud-ouest de la France, ce régisseur général de profession a commencé les expéditions en 2004. Adepte des traversées, Gilles aime les vivre en solitaire : du Sahara à l’Amazonie, ou encore de Cacao à Camopi en passant par Saül et Maripasoula. Il les réalise sans moyen de communication (sans GPS, sans téléphone satellite, ni boussole) et n’emporte aucun équipement de confort.

C’est en 2007 que Gilles découvre la Guyane, où il y séjourne officiellement depuis 2012.

En ce moment, il prépare sa prochaine expédition sur le mont Mamilhipan avec un départ prévu le 25 février pour une durée de 18 à 21 jours.

 

Sur son dos ?

Un sac de 25 kilos comprenant entre autres un hamac, une moustiquaire, beaucoup de chaussettes de rechange (pour avoir les pieds au sec en toute circonstance). En revanche pas de GPS, pas de matériel de pêche et de chasse, ni même de torche ! Gilles compte sur le soleil (et sa bonne étoile !) pour suivre son chemin. Son esprit aguerri lui permettra de récupérer l’eau la nuit pour s’hydrater ou encore de tester des plantes pour s’alimenter.

 

Son itinéraire ?

Itinéraire de son expédition sur le mont Mamilhipan.

Tout commence par une semaine d’entrainement à Saül. Ensuite, il partira de Maripasoula vers Antécum Pata en passant par Twenké en pirogue motorisée (tracé violet sur la carte). C’est à partir d’Antécum Pata que l’aventure commence puisqu’il doit rejoindre Piki Tabiki en remontant la rivière Wanapi en canoë de trois mètres à la pagaie (tracé jaune sur la carte). Puis, il continuera à pied jusqu’au sommet du mont Mamilhipan (tracé bleu clair sur la carte). Le retour se fera à pied jusqu’à la rivière, où il retrouvera (il l’espère) son canoë qu’il aura pris soin de cacher.

Ses plus grandes peurs ?

Les maladies et les mauvaises rencontres. Afin d’éviter de se faire repérer, Gilles évite de faire un feu et se couche donc en général avant la tombée de la nuit, vers 17 heures.
Mais pourquoi réalise-t-il ces expéditions ? C’est suite à la lecture de récits d’expéditions que cette passion est née, depuis elle ne l’a plus quittée. Selon lui, « pratiquer la randonnée en forêt primaire doit avant tout se faire par passion et non pas par challenge ».

 

Face aux novices en expéditions guyanaises, il livre ses conseils. «Je recommande aux débutants qui souhaiteraient partir en expédition de ne surtout pas faire comme moi. Je suis conscient d’avoir énormément de chance, non pas de réussir mes parcours, mais d’être toujours en vie. Le seul vrai conseil, c’est de toujours rester prudent, de ne jamais paniquer, quoi qu’il arrive. La condition physique et l’expérience du terrain sont importantes, mais la force morale et la débrouillardise restent inévitables. Un dernier conseil : ce type de randonnée extrême ne doit pas se faire en groupe, au risque de rajouter des tensions inutiles et par conséquent du danger supplémentaire.»

Si les récits de Gilles vous intéressent, restez aux aguets : nous le contacterons au retour de son expédition, après lui avoir laissé le temps de se remettre de ses émotions. Car, « le plus dur n’est pas de s’en remettre physiquement mais surtout moralement ».

 

Pour information

Gilles est à la recherche d’une maison d’édition afin de publier un roman documentaire retraçant ses expéditions et ses échanges avec les populations rencontrées sur son chemin.

Ce que vous en pensez

  1. Excellent :) Bravo pour ton nouveau périple en jungle !

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