Carnet de Voyage : Découverte de la crique Yiyi avec Guyane Pas à Pas

L’équipe d’Escapade Carbet est partie à la découverte de la crique Yiyi en canoë-kayak afin d’observer la faune et la flore typique de cet écosystème unique . L’expédition s’est déroulée en compagnie d’Allan Lefrancq, gérant de Guyane Pas à Pas et du carbet Maqroll.

Le rendez vous avec Allan se fait à Cayenne, au carbet Maqroll afin de rassembler les affaires dans des touques et de partir vers Sinnamary, plus précisément sur la piste Saint-Elie. Après une descente des canoës-kayak en pleine forêt pour la mise à l’eau, nous embarquons nos affaires. Direction notre lieu de campement, situé à 10 m en amont de notre point de départ, pour y installer nos hamacs.

L’installation d’un carbet bâche est à la portée de tous, quand on sait comment s’y prendre, et c’est ce que nous enseigne Allan. Première règle : une bâche par personne afin d’être sûr de rester au sec et de pouvoir circuler librement si jamais il pleut !

Les quatre bâches, hamacs, et moustiquaires installés, Allan nous apprend à faire un boucan. Le boucan est une technique de cuisson traditionnelle par fumage, utile pour conserver la viande et le poisson en pleine forêt amazonienne. En faisant le tour de notre campement nous avons l’occasion de découvrir des oeufs éclos bleus, qui correspondent à ceux de l’oiseau Grand Tinamou.

Après une dégustation de poulet, boucané par Allan, nous prenons les canoës pour partir à la découverte de cette nature incroyable qui nous entoure. L’idée est de descendre la crique pour arriver sur les marais de Yiyi, (qui sont la partie observable via le sentier de la maison de la nature). L’aller se fera de jour, et le retour de nuit afin d’observer la faune et la flore sous deux aspects bien différents.

Programme expliqué, nous partons, 2 par canoë . La nature de cette crique est sauvage, nous devons souvent nous baisser pour éviter les branches, ou sortir des canoës pour les faire passer au dessus des chablis.

Grâce aux très bonnes connaissances d’Allan sur les oiseaux, nous pouvons observer des martins-pêcheurs de différentes couleurs. Un bel Anhinga d’Amérique, qui comme le cormoran plonge pour se nourrir,et nous impressionne. Une buse à tête blanche, mais aussi quelques saïmiris, la balade est magnifique. Elle demande un peu d’adresse en canoë pour les chemins étroits et les virages.

Arrivée sur les marais de Yiyi

L’arrivée sur le lac est splendide et change complètement des paysages de criques forestières traversées au préalable. De l’eau à perte de vue et beaucoup d’oiseaux se baladent.  Nous prenons l’apéro au soleil couchant sur les canoës et mettons pied à terre (pour trouver des graines de panacoco) avant de repartir à la nuit tombée.

Pagayer de nuit avec les frontales est une expérience en soi. L’approche de la faune est vraiment particulière et nous arrivons à voir beaucoup de choses. Des caïmans rouges, un opossum, de nombreuses chauves souris, une belle tarentule ainsi que quelques fourmis. Pagayer de nuit sous le ciel étoilé est aussi une sacrée expérience.

 

Le retour au camp se fait vers 21h00 après 5 heures de rame dans la journée. Le repas est copieux et … rapide, nous allons rapidement nous coucher, après une journée éprouvante et riche en découverte.

Nous passons une très belle nuit, sans moustique et sans pluie ! Une chance en ce début de saison humide.

Lucette, notre copine la loutre

Nous sommes réveillés au petit matin par une loutre qui nous signale sa présence assez bruyamment ! Quelle chance extraordinaire nous avons eu. Durant plus de 30 minutes, nous avons droit à un merveilleux spectacle. Un tête à tête intime avec une loutre géante qui était en pleine forme. Elle danse, pousse des cris, marque son territoire avec toujours beaucoup de grâce.

Allan nous fait des chapatis (crêpes épaisses faites sur le boucan), pour le petit déjeuner. Nous profitons encore un peu du camp avant de le démonter et de revenir à la voiture pour la suite du week-end.

 

Après une remontée sportive des canoës à travers la forêt, nous reprenons la piste de Saint Elie pour aller faire le sentier botanique de Sinnamary.

D’une distance d’environ 2.5 kilomètres, ce sentier très bien entretenu permet de mieux appréhender la forêt guyanaise. Des panneaux renseignent les promeneurs sur les différents arbres et les interactions entre les différentes composantes de ce milieu. Notre balade dure approximativement une heure, sans grande difficulté. Nous apercevons de nouveau des saïmiris, quelques oiseaux , dont un manakin à tête d’or et finissons notre matinée au carbet communal de la piste de Saint-Elie pour notre dernier déjeuner en compagnie d’Allan.

Nous tenons à remercier Allan pour sa grande disponibilité, ses conseils et son partage d’expérience.  Allan a acquis grâce à son expérience des connaissances sur la faune et la flore précises, qu’il est capable de partager facilement. Il a un petit faible pour les oiseaux dont il reconnaît pour beaucoup, le chant.

Pour  mieux connaître ses activités :

 

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