Un court métrage primé sur les sons de la forêt guyanaise

Un court métrage sur les paysages sonores de la forêt guyanaise primé deux fois lors d’un festival scientifique « Les chercheurs font leur cinéma »

Le festival

Le festival de courts métrages « Les chercheurs font leur cinéma » a pour but de lever le voile sur la recherche scientifique et le quotidien des jeunes chercheurs. A travers des films de 5 minutes, des doctorants effectuant présentent leur thématique de recherche de façon ludique et pédagogique. Les courts métrages abordent aussi bien des sujets en sciences techniques et expérimentales qu’en sciences humaines et sociales, reflétant la diversité des thématiques et des sujets de recherche actuels.

L’édition 2016 du festival, qui s’est déroulé fin novembre, a primé deux fois le court métrage « Paysage sonore de la forêt tropicale » de Juan Sebastian Ulluoa et Diego Llusia, il obtient ainsi le prix du jury et le prix du public.

Le court métrage

Synopsis : Juan et Diego, deux jeunes chercheurs au Museum d’histoire naturelle, s’envolent vers la forêt tropicale guyanaise, habitat naturel de la majorité des espèces de la planète. La diversité animale y est si élevée, qu’elle est difficilement traçable ou quantifiable, notamment du fait de l’extrême densité de la végétation. Cependant, une grande partie des animaux se manifestent par des productions sonores. Juan et Diego ont ainsi décidé d’utiliser une approche efficace et originale, celle d’étudier la forêt à travers ses sons. Comprendre l’architecture sonore de la forêt leur permettrait d’en apprendre davantage sur la dynamique des espèces qui habitent dans cet écosystème. Ce film documentaire propose de s’immerger avec eux au cœur de la forêt et de ses chants.

Pendant 3 mois, les deux chercheurs ont étudié les nombreux bruits que pouvait offrir la forêt amazonienne de la Guyane :  sifflements, coassements, couinements, grognements … Avec les données recueillies, les chercheurs pourront cartographier le paysage sonore . Un moyen idéal pour estimer l’état de la biodiversité de la forêt sans interférer auprès de ses habitants.

La voix off nous explique : « La dense végétation limite la visibilité, alors que les sons eux, se propagent et se réverbèrent. Ainsi l’étude du paysage sonore permet d’estimer de façon efficace l’état de la biodiversité des forêts, de suivre leur évolution, sans perturber leur équilibre. Equilibre dont nous dépendons étroitement. A nous de tendre l’oreille pour entendre l’esprit de ces forêts… »

Regardez la vidéo

Ce que vous en pensez

  1. c’est exactement ça. toute l’année nous profitons des sons de la forêt. on y prête plus attention mais c’est extraordinaire, et le fait de pouvoir vivre ici avec cette richesse naturelle n’a pas de prix…

  2. j’adore, je regrette de ne pas en entendre davantage; la vidéo est trop courte :(
    Les sons sont une approche bien différente ou pas une image ne vient perturber l’analyse, pas un leurre a l horizon, juste le son. Peut être es-ce d’ailleurs pour cette raison que les sons sont amplifiés de nuit sans cette lumière et cette débauche de couleur qui brouille nos sens .
    Je pense a Jacques Lusseran aveugle qui lors de la seconde guerre mondiale faisait passer les tests d’entrée aux futurs résistants et savait -dans l’ombre- discerner le menteur, le traitre. Persévérez « la lumière est au fond du trou » !!!

  3. biehlmann

    une bonne mise en condition pour mon premier voyage en Guyane

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