Écomusée municipal d’Approuague-Kaw

Adresse :
Rue Gaston Monnerville
97390 Régina
Horaires d'ouverture :
Du mercredi au samedi, de 9h30 à 17h30

Coordonnées

QR Code
Téléphone : 0594.37.09.44
Fax : Inconnu
E-mail : emak@mairie-regina.fr
Gérant : Inconnu

Détails

L’Écomusée présente le fil rouge d’un patrimoine historique et naturel hors du commun…
L’Ecomusée municipal d’Approuague-Kaw (EMAK) est l’un des deux écomusées en Guyane.

Il bénéficie du label « musée de France » (Ministère de la Culture et de la Communication).

Logo EMAKL’Écomusée est installé sur les berges du fleuve Approuague, au centre bourg de Régina dans un ancien comptoir marchand et entreprise industrielle, nés au début du XXe siècle, à la suite de la ruée vers l’or.

Il offre à la visite près de 1500 m² d’espaces aménagés : une exposition permanente (350 m² sur deux niveaux) située dans une maison créole traditionnelle entièrement restaurée ; une ancienne scierie qui a conservé ses vestiges.

« Musée de société », il est ouvert sur l’immense territoire d’Approuague-Kaw : si la commune de Régina-Kaw compte à peine 900 habitants, elle est en effet la 2e de France par la taille (derrière sa voisine du sud Maripasoula), avec plus de 12.000 km², soit plus de 10 fois la Martinique !

Fort d’une programmation culturelle variée, l’Écomusée enregistre depuis son ouverture une fréquentation annuelle de 6000 visiteurs, dont près de 1000 élèves des écoles de Guyane.

Infos pratiques

L’Écomusée municipal d’Approuague-Kaw (EMAK) est situé dans le centre bourg de Régina, face au fleuve Approuague, rue Gaston Monnerville.

Retrouvez toutes les actualités de l’Écomusée sur www.emak-regina.fr

Ouverture au public – Horaires et modalités :

L’Écomusée est ouvert du mercredi au samedi, de 9h30 à 17h30 sans interruption.

Vacances scolaires : Ouvert tous les jours sauf le mardi, de 9h30 à 17h30.

Pour les groupes (10 personnes et plus, scolaires…), l’écomusée propose un accueil spécifique « à la carte » en compagnie d’un médiateur, y compris en dehors des jours d’ouverture au public (sur réservation).

Accueil « à la carte » pour les groupes. Renseignements au 0594.37.09.44 et sur http://www.emak-regina.fr/a-voir/pour-les-groupes/

Tarifs

(visite libre, hors accompagnement)

  • Plein tarif à 3 euros.
  • ½ tarif pour les 13-25 ans, groupes (10 pers. et +), étudiants.
  • Gratuité pour les -12 ans, + de 65 ans, chômeurs, Rmistes, scolaires et accompagnateurs, membres de l’ICOM.
Renseignements

EMAK 05.94.37.09.44 / emak@mairie-regina.fr

« Ecomusée », un concept original

Fondé dans les années 1960-70 par GH Rivière et H. de Varine, le concept d’Ecomusée bouscule le paysage muséal de son temps :

  • Il s’intéresse, à l’échelle d’un territoire, aux activités humaines passées et présentes, à la vie quotidienne des habitants, à l’économie, aux traditions, au rapport de l’homme à son environnement… Le patrimoine y est donc pris au sens large, entre nature et culture ; le patrimoine immatériel y tient une place prépondérante dans les écomusées ;
  • la population locale est directement associée au travail de recherche, d’étude, de conservation et de mise en valeur du patrimoine ;
  • le musée est un lieu vivant de questionnements, d’échanges et de débats. Il tisse des liens entre passé et présent pour fonder une démarche de développement (qu’on qualifierait aujourd’hui de durable).

Histoire de la région

La présence amérindienne est attestée sur le territoire dès 1000 ans avant JC (elle est sans doute bien antérieure) et a laissé d’importants vestiges : roches gravées, abris sous roches, polissoirs, ou encore une montagne couronnée et de nombreux artefacts (haches polies, céramiques…).

Au milieu du XVIIIe siècle, la colonisation et l’esclavage bouleversent profondément le paysage local : exploitant la main d’œuvre servile, de nombreuses fermes sur polders s’installent dans la région de Kaw et sur le bas du fleuve Approuague.

Coton, rocou, cacao, épices, indigo, sucre… y sont cultivés.

L’abolition de l’esclavage (1848) et enfin la découverte de l’or (1855) vont transformer l’économie locale : les activités agricoles sont abandonnées pour l’exploitation de bois de rose, de balata, de bois d’oeuvre et surtout d’or.

La découverte de l’or sur un affluent de l’Approuague provoque une véritable ruée, à laquelle le bourg de Régina doit son existence. Créé à la fin du XIXe, Régina compte rapidement de nombreux comptoirs marchands destinés à ravitailler les orpailleurs. Mais aussi une scierie, une rhumerie, des alambics à bois de rose, etc. On parle de 3000 habitants à l’époque.

Après 1945, l’orpaillage subit une refonte majeure, qui va mettre un terme brutal à la croissance locale et entraîner le déclin, renforcé par l’exode rural. La population du bourg est tombée à 300 dans les années 1970…

Ce que vous en pensez

Laissez votre avis sur cette adresse